UFC-Que Choisir de Nantes

On a gagné à l'amiable

COMME J’AIME, on n’aime pas

Vous souhaitez perdre du poids de façon rapide, ludique et efficace ? La société COMME J’AIME a la solution : elle propose une sorte de « box » après un abonnement en ligne, qui comporte la livraison à domicile de plats tout prêts, cuisinés, savoureux, variés et équilibrés. Il suffit de faire réchauffer, et le « suivi personnalisé » permet de perdre du poids durablement !

Comment ne pas se laisser tenter ? Alors, Madame C s’est laissé tenter.

Elle a souscrit par téléphone au programme d’amincissement « COMME J’AIME », payé par communication en ligne de ses numéros de carte bancaire. Elle avait retenu la formule « Comme j’aime 4 semaines Basic », pour une durée de 4 mois au prix de 339 €. Mais après avoir reçu son premier colis, elle avait finalement décidé de résilier son abonnement, considérant que ce n’était pas sa commande.

La société COMME J’AIME a enregistré cette résiliation, mais a prélevé sa cliente de 459 €, au lieu du prix prévu à la commande.

Madame C est donc venue nous voir pour récupérer ce supplément inattendu de 129 €.

Suite au courrier de signalement de l’association, la société COMME J’AIME a répondu que le prélèvement de la somme de 459 € correspondait au réajustement du tarif de la formule 4 mois vers la formule 1 mois, suite à la résiliation par la cliente au bout d’un mois.

En effet, au dos de la facture, les conditions générales de vente de cette société mentionnent bien que la résiliation peut entraîner le « réajustement » de la commande à une durée moindre, donc un prix plus élevé.

Mais cette réponse était pourtant inacceptable : dans la vente à distance, le professionnel doit fournir aux clients toutes les précisions de prix et de durée ou d’options caractérisant ses prestations, et cela avant la conclusion du contrat. Or, en cas de litige sur ce point, c’est au professionnel de faire la preuve qu’il a fourni toutes les informations requises, et avant la commande. Dès lors, le verso d’une facture ne satisfait pas cette exigence, qui est impérative (« d’ordre public », disent les juristes), puisque la facture est, par construction, postérieure à la commande.

C’est ainsi qu’après mise en demeure avec cet argumentaire, notre adhérente a récupéré le supplément de prix injustifié.


Février 2017
par Marie de VILLENEUVE

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