UFC-Que Choisir de Nantes

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Vos chroniques du 24 et 25 février

Chronique « Quick Conso » (7 h 15 -8 h 15 -9 h 15 -15 h 15 le samedi et le dimanche) :
24/02 : Logement -recourir à un architecte.
25/02 : Alimentation -moins de pesticides dans le bordelais.

Logement : recourir à un architecte
Il est obligatoire de recourir aux services d’un architecte pour une construction d’habitation de plus de 150 m².
Le recours à un architecte est obligatoire pour la construction d’un logement de plus de 150 m² habitables.
Mais cette obligation concerne seulement la conception du projet : les plans et le dossier de permis de construire. Le client n’est pas obligé de confier à l’architecte une mission complète, jusqu’à l’achèvement de la maison. Il peut confier les travaux à des entreprises, sur devis, ou à un maître d’œuvre.
Le contrat d’architecte ou de maître d’œuvre est peu réglementé. Par exemple, le budget n’est pas garanti, pas plus que le calendrier des travaux, à moins de prévoir des pénalités, dont l’application sera souvent incertaine, avec des professionnels qui se renvoient la responsabilité des retards ou des non conformités.
Dans un contrat dit « clés en mains » ou CMI, avec un constructeur, le client est très protégé : un seul interlocuteur (le constructeur), un délai garanti, des pénalités fixées par la loi en cas de retard, et une assurance de dommage-ouvrage.

Alimentation : moins de pesticides dans le bordelais
Le dernier test de QUE CHOISIR  sur les vins de Bordeaux a révélé une diminution spectaculaire des résidus de pesticides : une révolution serait en marche.
Les bouteilles de bordeaux contiennent encore des pesticides : 37 cas sur 40 lots testés par QUE CHOISIR.
Mais c’est pourtant beaucoup moins qu’en 2013.
Selon les représentants de la profession, ce n’est pas un hasard, ni un accident, mais plutôt une tendance : de plus en plus de grand domaines et de crus classés ont complètement modifié leur vinification, pour passer en bio classique ou biodynamique.
D’ailleurs, les résidus trouvés dans les autres lots ne dépassent jamais les seuils autorisés.
Les viticulteurs convertis ont été sensibles aux maladies professionnelles, apparemment causées par l’emploi de trop de chimie dans les vignes. Ils auraient été alertés aussi par l’interdiction plus récente de certaines molécules, jugées particulièrement dangereuses, alors qu’ils les utilisaient depuis 20 ans.
Voilà une prise de conscience salutaire, aussi bien pour les professionnels que pour les consommateurs, ou même les enfants des écoles trop proches des vignes.

Février 2018 par l’UFC-Que Choisir de Nantes