UFC-Que Choisir de Nantes

Litiges

Litiges express


Afin de fêter dignement leurs 20 ans de mariage, Madame et Monsieur D se sont offert un voyage en Afrique du Sud. Pour se déplacer sans problème, ils louent un véhicule auprès d’AVIS, au prix de 309,98 €. A la fin de leurs vacances, les clients rendent le véhicule, propre et sans dommages, ce qui leur est d’ailleurs confirmé oralement.
A son retour en France, le client découvre qu’il a été débité de 784,28 € par AVIS. Il reçoit ensuite une facture incompréhensible d’AVIS Afrique du Sud, avec notamment une prestation de nettoyage, pour la modique somme de 10.038,20 Rand sud-africains (environ 600 €).
Après plusieurs courriers en recommandé, demeurés sans réponse, ce voyageur mécontent a décidé de se tourner vers l’UFC-Que Choisir de Nantes : il a suffit d’un courrier de signalement pour faire enfin réagir AVIS, et obtenir un remboursement de 743 €.
Monsieur D était satisfait, mais peut-être pas au point de louer à nouveau dans cette agence ?

En avril 2016, Madame V est démarchée par ECA ASSURANCES pour une adhésion à une mutuelle, au prix de 1.384,55 € par an. N’ayant pas donné suite, elle est étonnée de recevoir la copie de son contrat, ainsi que le formulaire à remplir pour procéder à la résiliation de sa mutuelle actuelle.
Cette « assurée » est encore plus étonnée lorsqu’elle reçoit en 2017 une mise en demeure de payer ses échéances. Prenant peur, elle verse à ECA la somme de 1.153,79 €. Mais en mai 2018, le gag continue : un nouveau montant inexpliqué de 126 € est directement prélevé sur son compte, et une lettre de recouvrement amiable lui est adressé, pour la somme de 1.825,36 €.
C’est ce moment que choisit la malheureuse pour consulter l’association. Un juriste a réclamé le remboursement des sommes anormalement perçues, soit 1.279,79 €. Moins d’un mois après le premier courrier de l’association, ECA a remboursé la somme de… 1.384,55 € : on considérera que le supplément de 100 € au profit de notre adhérente est un minimum au regard de l’incompétence de cette société.
Ce qu’il faut savoir : les relances en recouvrement amiable ou mises en demeure par courrier simple, n’ont strictement aucune valeur (et n’ont jamais de suites sérieuses, malgré les menaces). La seule place qui leur convient : votre poubelle.

Madame T est titulaire d’un contrat mobile et BOX chez SFR depuis avril 2017, sans engagement. Pourtant, lorsqu’elle résilie en mai 2018, SFR débite 295,17 € directement sur son compte, car Madame T serait engagée jusqu’en février 2019.
Le juriste de l’association envoie alors un premier courrier de signalement à SFR et un mail à notre interlocuteur dédié au sein de cette entreprise. Moins d’une semaine après le premier mail, SFR annonce le remboursement de 297,17 €, « à titre exceptionnel » bien sûr, comme à son habitude.
Un mois après avoir obtenu le remboursement, nous obtenons une seconde réponse de SFR, cette fois au courrier postal envoyé en même temps que le message, et refusant de procéder au remboursement. SFR est donc capable, pour un même litige, de donner deux réponses contradictoires et de ne pas s’apercevoir que le remboursement a déjà été effectué. Plus rien ne nous étonne chez ce fournisseur de problèmes.

Novembre 2018 Charline CHAILLOU