UFC-Que Choisir de Nantes

Alimentation : moins d’additifs dans les produits industriels

L’industrie alimentaire est bien obligée de suivre l’exigence croissante des consommateurs pour des produits plus sains. Les fabricants utilisent moins d’additifs inutiles ou dangereux pour la santé. C’est en tout cas ce que montre une étude de l’Agence de sécurité sanitaire. Il reste pourtant des efforts à faire.
Les aliments transformés sont une cause majeure de surpoids chez les Français, à cause de l’excès de sucre, de sel et de gras incorporés dans les plats préparés. Mais les aliments industriels contiennent aussi trop d’additifs, dont beaucoup sont préoccupants pour la santé, avec des risques de cancer ou d’accident vasculaire.
Selon l’Agence de sécurité sanitaire, l’emploi de ces additifs dans les préparations industrielles a diminué depuis 10 ans. Ceux dont la proportion augmente sont sans danger, ce sont des auxiliaires d’origine naturelle, comme la pectine ou le carotène.
Il est vrai que le volume de produits industriels sans aucun additif a augmenté (de 5 %). Certains fabricants de brioches ou de charcuterie le font savoir sur les emballages : c’est devenu un argument de vente.
La situation n’est pas encore satisfaisante pour autant :
  • Certains plats sont particulièrement chargés en additifs (plus d’une dizaine), comme les viennoiseries, les produits de traiteur frais, les desserts surgelés.
  • La moitié environ des aliments industriels contiennent au moins 3 substances de synthèse.
Il existe plus de 300 adjuvants autorisés dans l’industrie agro-alimentaire. Une dizaine seulement sont très souvent employés, dont certains sont à éviter.  Ils sont largement présents dans les charcuteries, bouchées surgelées, produits traiteur. Leur utilité est discutable, parce qu’il ne s’agit pas d’améliorer le goût, ou de réduire les risques sanitaires, mais de flatter le produit pour le client (avec des texturants, par exemple) ou de faciliter la fabrication pour l’industriel (comme les amidons modifiés).
La meilleure façon de s’alimenter sainement est de cuisiner des produits bruts. Il est facile de préparer à la maison des viandes, poissons, légumes ou féculents non transformés, sans y passer trop de temps.

Décembre 2019 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
31 décembre 2019

Santé : médecins sans cadeaux c’est mieux

Plusieurs études sur les ordonnances de médecins généralistes montrent que les prescriptions ne sont pas les mêmes selon que le praticien accepte ou non des rémunérations ou des avantages de l’industrie pharmaceutique.

Des chercheurs de la faculté de médecine de Rennes ont réalisé une étude intéressante sur l’influence des laboratoires dans les prescriptions médicales.
Ce programme de recherche est parti de la pratique des marques de médicaments, qui financent des visiteurs médicaux pour informer et conseiller les médecins généralistes.
C’est un budget considérable pour l’industrie pharmaceutique, alors que rien ne l’y oblige. On peut donc penser que cet investissement est rentable. Il est même assez probable que cette rentabilité se mesure à l’augmentation des ventes de produits préconisés par ces employés commerciaux.
Mais il n’y a pas que les visiteurs médicaux : les laboratoires offrent des cadeaux, proposent des congrès, rémunèrent des contributions de médecins généralistes, au moins pour ceux qui acceptent.
En France, ces avantages doivent être obligatoirement déclarés par les bénéficiaires, depuis 2013. Cette information est intégralement publiée sur le site Transparence santé.
Les chercheurs de la faculté de Rennes ont donc croisé ces données nominatives avec celles de l’Assurance maladie, concernant les mêmes praticiens. Leur étude porte sur les ordonnances de 41.000 généralistes libéraux.
Le résultat est instructif, puisqu’il montre que les médecins qui acceptent des invitations au restaurant, des remboursements de frais de congrès, ou des aides pour leurs équipements, délivrent aux patients des prescriptions plus coûteuses pour l’Assurance maladie. Leurs confrères qui ne reçoivent aucun avantage des laboratoires prescrivent davantage de médicaments génériques, et nettement moins de calmants, somnifères, ou autres vasodilatateurs permanents.

13 décembre 2019

Santé : bonnes idées naturelles

Santé : bonnes idées naturelles
Il existe quelques produits naturels dont l’efficacité a été scientifiquement démontrée. Ils sont peu nombreux, et moins connus que certaines balivernes publicitaires, dans les compléments alimentaires. Il s’agit de soigner des tracas très ordinaires, et non des maladies graves.

Certains produits naturels sont de bonnes alternatives aux médicaments, lorsqu’il s’agit de troubles du quotidien, sans gravité. Encore faut-il, comme pour les médicaments, respecter la dose, et l’indication précise.
Problèmes digestifs : l’huile essentielle de menthe poivrée.
Contre les troubles digestifs, la coriandre, le fenouil ou la mélisse ont une réputation ancienne. Mais l’huile essentielle de menthe poivrée a été testée scientifiquement. Il a été démontré qu’elle réduit les spasmes intestinaux. Comme la plupart des remèdes, elle peut avoir des effets secondaires, comme l’allergie ou de l’acidité gastrique. On peut la prendre en tisane, ou de préférence en capsules gastrorésistantes. Comme toutes les huiles essentielles, elle ne convient pas aux femmes enceintes, ni aux jeunes enfants.
Problèmes de sommeil : la valériane
Parmi les multiples remèdes non médicamenteux aux troubles du sommeil, la valériane est la plante dont l’efficacité est la mieux établie scientifiquement. Elle agit sur les mêmes récepteurs que les somnifères. Si la valériane n’empêche pas les phases d’insomnie, elle procure une meilleure qualité de sommeil, en agissant sur la nervosité. On la trouve en gélules souvent composites, associée à la passiflore et la mélatonine.
Constipation : le psyllium
La graine de plantain, dont le nom scientifique est le psyllium est utilisée depuis des siècles contre les phénomènes de constipation. Cette plante a été testée scientifiquement dans les années 1970. Plusieurs de ces études, mais pas toutes, ont montré une réelle efficacité, au bout de 2 ou 3 jours, dans 9 cas sur 10. On trouve le psyllium en complément alimentaire ou comme médicament (Psylia, Transilane), mais il faut accompagner ce traitement avec beaucoup d’eau, et une alimentation riche en fibres.

13 décembre 2019

France Bleu

Découvrez (ou réécoutez) le podcast de l’émission « la vie en bleu » du lundi 9 décembre 2019.
A l’antenne, notre juriste Cécile PAPILLARD et Hervé LE BORGNE vous conseillent pour « vos achats sur internet pour noël » .
Bonne écoute (cliquez sur le lien ci-dessous)

Décembre 2019 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
11 décembre 2019