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Énergie : le prix du gaz flambe

Le prix du gaz sur les marchés privés connait depuis plusieurs mois une hausse spectaculaire, qui devrait encore se poursuivre. Presque tous les abonnés en font les frais, sauf ceux qui ont souscrit une offre à prix fixe, souvent sur un ou deux ans. Mais à la fin de cette période, la hausse risque d’être brutale.
Les réserves de gaz en Europe sont anormalement faibles dans les aires de stockage, alors que la relance de l’économie après l’épidémie provoque une surchauffe des cours.
Seuls les abonnés qui sont en cours de contrat à prix fixe ne subissent pas d’augmentation, au moins jusqu’au terme de leur contrat. Ce sont généralement des offres sur un à trois ans.
En revanche, les usagers du gaz de ville qui sont au tarif réglementé (l’un des plus élevé), ou un contrat à prix indexé, voient leur facture augmenter chaque mois depuis un an, et ce n’est pas fini.
Pour les heureux titulaires d’un prix fixe sur la durée, la hausse interviendra à l’échéance du contrat, et elle risque d’être élevée, dans ce contexte de marché.
Ainsi, la campagne engagée par l’UFC-Que Choisir pour un achat groupé doit être reportée, car aucune offre sérieuse n’a été déposée dans le délai fixé au 20 septembre : les clients inscrits vont recevoir toutes les explications utiles.
Pour autant, le gaz de ville reste l’énergie la moins coûteuse, après le bois de chauffage dans un insert ou un poêle. Mais ce dernier combustible, de prix très accessible même en granulés, suppose un logement bien conçu pour que la chaleur dispensée soit efficace. Dans un logement ancien, le chauffage central au gaz reste une excellente solution, même si son prix augmente.
En outre, les réserves mondiales ne sont pas épuisées, et les cours peuvent revenir à un niveau plus raisonnable après la conjoncture défavorable actuelle. Mais il faudra sans doute passer l’hiver au prix fort.

Octobre 2021 par l’UFC-Que Choisir de Nantes