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Santé : le bon usage du kiné

Les ostéopathes et kinésithérapeutes sont de plus en plus sollicités pour soigner les accidents de la vie quotidienne, ou les conséquences du sport et du travail. Il existe aussi des pratiques plus confidentielles, et non remboursées, parce que leur efficacité n’a jamais été scientifiquement démontrée.
Les massages et les étirements ont aussi un effet placebo, comme beaucoup de médicaments. Ce sont des stimulations manuelles contre la douleur, qui répondent parfaitement à ce phénomène activé par le cerveau.
La kinésithérapie est la seule profession de santé parmi les techniques manuelles préconisées par la médecine française. Elle ne peut être dispensée que sur prescription médicale, après un accident ou un accouchement, le plus souvent. Certaines lésions comme l’entorse ou la lombalgie peuvent être traitées directement par un kiné. Mais la prestation ne sera pas remboursée, sauf confirmation par une prescription médicale ensuite.
L’ostéopathie, en revanche, n’est pas reconnue comme une pratique médicale. Elle est admise depuis 2007 pour des professionnels de santé agréés, après une formation universitaire spécifique, ou pour les médecins déjà diplômés.
La chiropraxie est également réglementée depuis 2011, mais ses praticiens ne sont pas non plus des professionnels de santé. Là encore, une formation spécifique est exigée, accessible aussi aux médecins diplômés. Les chiropracteurs doivent limiter leur traitement aux cas répertoriés comme relevant de leur technique, plus vigoureuse et plus risquée que les précédentes.
Les corporations médicales n’admettent pas l’efficacité des techniques de manipulations vertébrales, articulaires ou crâniennes. Aucun médecin, aucun chirurgien ou prothésiste ne confirme la démonstration scientifique de ces pratiques, en dehors de la kinésithérapie. Ainsi, dans le cadre d’une étude universitaire sur des personnes atteintes de lombalgie, plusieurs praticiens ne s’accordaient pas sur les vertèbres à manipuler.
C’est pourquoi les thérapies alternatives comme celles des étiopathes, la réflexologie plantaire ou la kinésiologie, ne sont pas remboursées par l’assurance maladie. Elles peuvent être prises en charge par certaines mutuelles, au titre d’une garantie dite « médecines douces », mais dans la limite de quelques séances par an.

Mars 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes