Santé – Durée d’usage prolongée pour les médicaments

Des millions de boîtes de médicaments périmés sont détruites chaque année, alors que la plupart restent efficaces bien après leur date de péremption. Pour réduire ce gaspillage, l’Agence du médicament lance une expérimentation.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé une expérimentation pour allonger la durée de conservation de certains remèdes. Elle invite les laboratoires pharmaceutiques à s’engager dans cette démarche, par un appel à candidatures.
Des essais réalisés par QUE CHOISIR sur une trentaine d’antidouleurs périmés (paracétamol et ibuprofène) ont déjà révélé que 80 % restaient efficaces longtemps après leur péremption supposée.
De nombreuses études internationales de stabilité confirment que certains remèdes peuvent demeurer sûrs et efficaces bien après la date limite portée sur l’emballage. Ces prolongations peuvent se compter en mois, en années, parfois en décennies.
L’objectif est d’éviter de détruire ou jeter des médicaments encore utilisables.
Pour les consommateurs comme pour l’assurance maladie, un triple bénéfice résulterait de cette mesure
Le prix d’achat et de remboursement : des durées d’usage prolongées diminuent la dépense en remèdes, à domicile comme en établissement de soins.
L’approvisionnement : une plus grande longévité des produits de santé augmenterait leur disponibilité et limiterait les pénuries.
La protection de l’environnement : allonger la durée de vie des médicaments permet de réduire les déchets chimiques et la pollution provoquée par leur élimination.

Mars 2026 par l’UFC-Que Choisir de Nantes

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