Le café est plutôt sans danger pour la santé, contrairement à sa réputation, y compris en cas de maladies cardiovasculaires. Ses effets sur le sommeil sont incertains, et son seul inconvénient serait la dépendance.
Les études montrant des effets positifs du café se sont multipliées ces dix dernières années.
L’une d’elles démontre une baisse de 10 à 15 % du risque de décès, ainsi que d’accident cardiovasculaire pour 2 à 3 tasses par jour. Même en cas de maladie cardiaque préexistante, la consommation de café procure un avantage, y compris chez les personnes souffrant de troubles du rythme.
Ces résultats n’apportent cependant pas la preuve que le café est la cause du bénéfice constaté, même si sa richesse en polyphénols plaide en ce sens. Ils autorisent tout de même à affirmer que ce breuvage n’est pas néfaste.
Ses effets sur l’insomnie ne sont pas clairs. On sait que ce stimulant rallonge le temps d’endormissement, mais la sensibilité individuelle et l’âge jouent beaucoup sur la qualité de sommeil ressentie.
L’addiction à une substance se mesure selon une dizaine de critères, comme l’incapacité de remplir des obligations importantes ou la perte de contrôle sur la quantité et la durée d’absorption du produit. Il en faut 2 à 3 pour définir un niveau faible de dépendance. Or la caféine n’en compte qu’un seul : celui du syndrome de sevrage. Son arrêt brutal peut provoquer maux de tête, fatigue ou nervosité, des désagréments qui disparaissent rapidement.
Les autorités sanitaires conseillent de ne pas dépasser 400 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de 5 expressos ou 4 cafés filtres de 20 cl.
| Avril 2026 | par l’UFC-Que Choisir de Nantes |




