Le gouvernement a sévèrement majoré les obligations de financement de la transition énergétique par les fournisseurs. Cette charge nouvelle devrait se répercuter sur les factures des consommateurs.
À défaut de disponibilités budgétaires, l’État va faire porter sur les fournisseurs d’énergie les subventions aux travaux de rénovation dans l’habitat ancien.
Cela se traduit par une augmentation de près de 30 % de leurs obligations de financement des actions d’économie d’énergie (les certificats sur les travaux et bonus à l’achat de véhicules).
Le procédé consiste à épargner le budget national, pour faire contribuer les entreprises qui commercialisent des carburants, du gaz, de l’électricité. Mais ces sociétés doivent elles-mêmes équilibrer leurs comptes d’exploitation. Elles peuvent jouer sur leurs marges, réduire leurs dépenses, mais aussi majorer leurs prix. Dans ce dernier cas, ce sont les clients qui supporteront le transfert de charges décidé par le gouvernement.
Il est difficile de prévoir les conséquences de cette mesure sur les factures de gaz et d’électricité. En effet, la gestion des certificats d’économie d’énergie par les fournisseurs obligés est assez confidentielle. Mais les prix à la pompe ont déjà augmenté depuis janvier, pour cette raison.
En tout cas, la répercussion de cette charge dans les contrats à tarif variable ou indexé est à prévoir. Les clients qui ont choisi une offre à prix fixe, comme le conseille notre association, seront normalement protégés contre cette hausse.
| Avril 2026 | par l’UFC-Que Choisir de Nantes |




