UFC-Que Choisir de Nantes

Litiges, On a gagné à l'amiable

ART ET FEU échappe de peu au procès

Monsieur G avait commandé à l’entreprise ART ET FEU une cheminée à foyer fermé, pour près de 5.000 € TTC. Cette prestation prévoyait la réalisation d’un tubage du conduit de cheminée (existant en terre cuite), la pose d’un foyer fermé avec entourage en pierre, et une hotte dans le conduit.
C’est à l’occasion d’un ramonage de sa cheminée par une entreprise spécialisée que le client a découvert la non-conformité de son installation : un contrôle caméra a confirmé de graves désordres (conduit de cheminée incomplètement tubé, fortement bistrée avec des défauts d’étanchéité du chapeau extérieur).
Monsieur G a donc réclamé par lettre recommandée avec avis de réception à l’entreprise ART ET FEU de procéder aux travaux correctifs nécessaires. En attendant, il a cessé d’utiliser l’installation, et acheté des radiateurs électriques (pour 815 €).
A défaut de réponse, et sur nos conseils, notre adhérent a organisé à ses frais une expertise, à laquelle ART ET FEU était convoqué, et représenté.
Le rapport de cette expertise a bien confirmé les anomalies, et souligné qu’elles mettaient en danger les occupants de la maison.
De nouveau mise en demeure de réparer ses travaux, l’entreprise ART ET FEU a fait intervenir son assureur, qui acceptait de rembourser le devis de travaux, ainsi que les recherches caméra. Mais pas question d’aller au-delà, ni pour les frais d’expertise, ni les dépenses supplémentaires engagées par le client.
Nous avons alors proposé à notre adhérent d’accepter le versement proposé, puis de l’aider à organiser un procès devant le Tribunal d’instance de NANTES, pour le complément.
Monsieur G réclamait le remboursement des honoraires d’expert, le prix des radiateurs, et le supplément de consommation électrique, soit 1.865 €.
Cette somme lui a finalement été proposée en phase de conciliation, au Tribunal, avant tout procès devant un magistrat.
En revanche, pour mettre un terme à cette interminable réclamation, Monsieur G a accepté ce compromis, et renoncé au supplément qui aurait été obtenu devant le Juge, pour les divers tracas et déplacements engendrés par la résistance de son adversaire ART ET FEU.
Il ne reste plus qu’à trouver une entreprise compétente et sérieuse, pour mettre aux normes l’installation, et faire un feu de bois en toute tranquillité.

Mars 2018 par André CHABIRON