UFC-Que Choisir de Nantes

La procédure de rétrofacturation, ou « chargeback »

Un achat fait en ligne se passe mal ? Et si vous tentiez de vous faire rembourser au moyen de la procédure « chargeback » (ou rétrofacturation) ? On vous dit tout dans cet article.  
 
Cette procédure permet au client de revenir sur son ordre de paiement et donc d’être remboursé directement par la banque ou le réseau de la carte bancaire, sous certaines conditions. Rappelons qu’en cas de vol ou de piratage de sa carte bancaire, la loi permet déjà au client d’obtenir le remboursement d’un débit non autorisé.
 
Le chargeback, un procédé assez obscur, mais pratique
En payant en ligne avec une carte bancaire VISA, MASTERCARD ou AMERICAN EXPRESS, l’acheteur peut bénéficier des garanties liées à ce support, lorsqu’elles sont prévues par le contrat carte de sa banque.
Proposer cette procédure de chargeback n’est donc pas une obligation légale. Elle est peu connue des banquiers, et ces derniers refusent parfois de traiter cette demande, car cela s’apparente à un litige purement ʺcommercialʺ. Il faut donc souvent insister pour que la banque accepte de transmettre la réclamation à la marque de la carte bancaire. A défaut de réponse de ce professionnel, il convient alors de se rapprocher directement du réseau financier (par exemple VISA).
La rétrofacturation concerne principalement les cas où l’article commandé en ligne n’a pas été livré, est arrivé défectueux, ou ne correspond pas à la description. Mais elle s’applique aussi lorsque la commande a été annulée mais non remboursée. Il est donc particulièrement utile de connaître ce procédé, quand on a commandé sur un site internet qui se révèle suspect, ou situé à l’étranger. En effet, lorsqu’il n’y a pas de mentions légales ou conditions générales de vente, ou sans une  adresse stable en France ou en Europe, il est pratiquement impossible d’exercer un recours contre le vendeur.
 
Formuler sa réclamation rapidement 
Pour espérer obtenir le remboursement d’un achat en ligne au moyen de cette procédure, il convient de réagir rapidement, car les réclamations doivent être formulées bien souvent dans les deux à trois mois maximum après l’achat. Pour cela, vous devrez expliquer brièvement le problème et transmettre à la banque le ʺReason Codeʺ : il s’agit du numéro correspondant au type de la demande. Ceux qui vous seront utiles seront certainement les suivants :
  • VISA : 13.1 pour une commande non reçue, 13.3 pour un article non conforme à la description, 13.7 pour une commande annulée, 13.4 pour un article contrefait (contrefaçon), ou encore 13.6 pour un remboursement annoncé mais non reçu.
  • MASTERCARD : le même code gère tous ces cas, le 4853.
  • AMERICAN EXPRESS : C08 pour une commande non reçue, C31 pour un article non conforme à la description, C05 pour une commande annulée, C02 pour un remboursement annoncé mais non reçu.
Il n’est pas toujours facile de savoir si la convention de compte signée avec sa banque prévoit bien cette garantie : autant donc l’essayer, sans même vérifier.
Ainsi, récemment, notre association est intervenue dans un litige opposant un adhérent et le vendeur en ligne RHINOCAMERA. Monsieur C. avait commandé un appareil photo sur ce site internet, pour près de 900 €, avec un délai de livraison annoncé entre 3 et 5 jours. Mais le temps passait et aucun colis n’arrivait. Le vendeur avait même fini par confirmer avoir validé le remboursement de cet achat, sans donner suite à la réclamation.
En consultation juridique, nous avons constaté que ce prétendu professionnel semblait introuvable : le site internet mentionne certes une adresse en France, mais notre courrier envoyé à cette adresse nous est revenu pour défaut de destinataire, et les conditions générales en ligne ne mentionnent aucun numéro de SIRET permettant de véritablement localiser ce vendeur. C’est finalement en insistant auprès de sa banque que Monsieur C. a perçu le remboursement de cet achat, au moyen de la procédure de chargeback. Finalement, cette solution s’est confirmée bien plus efficace que d’essayer de se battre contre un professionnel indélicat, qu’on ne parviendrait même pas à retrouver.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
25 mai 2022

Pratique : la batterie externe au secours du mobile

Une batterie externe de bonne qualité permet de recharger un téléphone ou une tablette n’importe où, même en forêt. C’est un accessoire précieux pour les angoissés de la jauge du smartphone. Encore faut-il mettre le prix pour un appareil suffisamment puissant et durable.
Dans l’achat d’une batterie externe, les articles à bas prix seront très décevants. Dans un marché complètement dominé par les fabrications asiatiques, certaines caractéristiques sont déterminantes à l’usage.
La capacité des appareils va de 2.000 à 20.000 milliampères par heure (mA h). Elle exprime le volume d’électricité stockée à pleine charge. Les modèles à 10.000 mA h présentent un bon équilibre, entre le besoin pour deux à trois recharges complètes d’un smartphone, et les contraintes d’encombrement et de poids supportables dans un déplacement.
La connectique mérite aussi l’attention, pour s’adapter aux différents ports USB standard. En entrée, le câble utilisé pour alimenter l’appareil est fourni. Mais en sortie, l’utilisateur devra disposer des adaptateurs compatibles avec le format d’alimentation de ses propres appareils électroniques à recharger : téléphone ou tablette, console de jeu, écouteurs, et autre liseuse.
La batterie ne délivre pas la totalité de sa puissance, car elle en perd pour recharger, et en consomme elle-même pour le stockage. La capacité mesurée sur ces produits par les laboratoires de QUE CHOISIR montre que la réalité est parfois inférieure à l’affichage.
Selon les tests opérés, le meilleur choix est sans conteste la marque ESSENTIELB, distribuée par BOULANGER, à 30 €, disponible en ligne et en magasin. Ce modèle ne chauffe pas en usage intense (plusieurs appareils alimentés) et garde la charge après un mois stocké au froid. Toutes ses caractéristiques d’étiquetage sont conformes aux résultats des essais.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
23 mai 2022

Télénantes – Produits reconditionnés enfin réglementés

L’UFC-Que Choisir de NANTES était sur Télénantes lundi 9 mai 2022 pour vous parler des produits reconditionnés. Les produits d’occasion ont envahi l’électronique, sous l’appellation spéciale de « reconditionné ». Ce marché émergent est peu réglementé, et n’est pas aussi structuré que celui de l’automobile, presque séculaire. Il était donc nécessaire de mettre un peu d’ordre dans cette filière en développement constant.

 
Les téléphones reconditionnés sont les produits les plus visibles du marché de l’occasion dans l’électronique. La part de marché augmente de 20 % chaque année.
Mais la désignation de ces produits était à la fantaisie des vendeurs : « occasion », « seconde main », « remis à neuf », au lieu de « reconditionné », il y avait de quoi s’y perdre. Pour ajouter à la confusion, d’ailleurs, de nouveaux acteurs du marché automobile prétendent reconditionner des véhicules, pour justifier des prix intermédiaires entre le neuf et l’occasion.
Un nouveau décret vient mettre un peu d’ordre. Il définit le terme, désormais réservé à des produits répondant à deux conditions :
  • D’une part, présenter les garanties de sécurité et de conformité aux normes exigibles en neuf.
  • D’autre part, fournir toutes les fonctionnalités attendues par l’usager du même appareil à l’état neuf.
Ainsi, toutes les données personnelles doivent avoir été effacées. Les paramétrages spécifiques à l’usager précédent doivent avoir été rétablis à l’état dit « sorti d’usine ».
Par ailleurs, les expressions confuses comme « état neuf » ou « remis à neuf » sont désormais interdites pour désigner un produit reconditionné. Ces qualificatifs ne pourront donc correspondre qu’à du bricolage de produits d’occasion.
Cette réglementation devrait favoriser un essor maîtrisé de ce marché. Il devrait même s’élargir à d’autres appareils que les smartphones, comme les accessoires ou les ordinateurs.
La hausse des prix généralisée, comme les pénuries de composants, devrait aussi donner de l’ampleur au phénomène. Les consommateurs pourront être plus confiants dans ces appareils reconditionnés sous conditions légales, à un prix nettement plus abordable.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
20 mai 2022

Pratique : cosmétiques solides, arnaque

Les shampoings solides sont à la mode, à la fois chez les industriels et dans la fabrication maison. Leurs résultats sont plutôt comparables à ceux des versions liquides. Mais leurs avantages écologiques ne sont pas démontrés. Ils reviennent surtout nettement plus cher.
Les cosmétiques solides peuvent se dispenser d’emballages en plastique, et leur distribution serait plus économe en logistique et carburant.
Cette formulation nouvelle pour les déodorants ou les dentifrices reste assez marginale. Pour les shampoings en revanche, c’est devenu un phénomène de mode qui mérite l’attention.
Toutes les grandes marques prétendent que leurs shampoings solides sont plus écologiques, et moins coûteux. En réalité, c’est vrai, mais dans des proportions souvent moindres, selon les essais de laboratoire menés par les ingénieurs de QUE CHOISIR.
Ainsi, un shampoing solide ne permet pas de faire deux ou trois fois plus de lavages qu’avec un flacon de volume comparable. Le plus souvent, c’est l’équivalent, ou le double au maximum, et seulement pour certaines marques.
Dans l’ensemble, les fabricants comme Yves ROCHER gonflent leurs performances sur ces produits, alors que le shampoing solide permet plutôt de faire un peu plus de lavages que son équivalent liquide.
Du coup, la promesse se révèle outrageusement trompeuse, puisque le prix de ces variétés nouvelles est plus élevé que celui des flacons. En réalité, chaque lavage avec un shampoing solide coûte nettement plus cher. C’est même jusqu’à 4 fois plus pour Yves ROCHER, NUXE ou l’OCCITANE.
La mode du shampoing solide présente surtout un intérêt en voyage : ce produit est moins lourd qu’un flacon, et surtout il sera toujours accepté au contrôle aérien.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
18 mai 2022

Santé : risques du paracétamol

Le paracétamol est un antidouleur efficace, peu coûteux, et sans risques majeurs en automédication. Cela ne doit pas empêcher de respecter la dose journalière prescrite, comme pour tout médicament. Des chercheurs ont identifié cependant un nouvel effet secondaire possible sur la tension artérielle.
Le paracétamol est mieux connu sous les noms commerciaux de DOLIPRANE ou EFFERALGAN. Il est devenu en France l’antalgique universel, le plus consommé pour cette indication.
Il ne doit pas pour autant être consommé en permanence, et même occasionnellement, dans la mesure de 3 g par jour en automédication.
En effet, le principal risque identifié est une perturbation des fonctions du foie, organe essentiel à l’équilibre de l’organisme, parmi d’autres.
On savait aussi que le paracétamol augmente la pression artérielle chez les personnes hypertendues, lorsqu’il est consommé en continu.
Une étude scientifique britannique vient de confirmer cet inconvénient. Elle a porté sur une population de 100 volontaires, sujets à l’hypertension, qui ont absorbé 4 g par jour pendant 2 semaines. Cette cure a provoqué une hausse modérée, mais systématique, de leur tension artérielle.
Ce résultat justifie donc une alerte de vigilance, au moins pour les individus qui présentent déjà des symptômes d’hypertension, ou des problèmes cardiovasculaires. Pour eux, la prise de paracétamol à haute dose et sur la durée peut accroître le risque d’accident cérébral ou cardiaque.
Il ne faut pas non plus écarter le paracétamol pour autant : cet antidouleur présente toujours beaucoup moins d’effets indésirables que l’ibuprofène, par exemple. Mais c’est la prise habituelle, à dose maximale, pour le traitement de douleurs chroniques comme l’arthrose, qui doit conduire à la vigilance, au moins pour les sujets les plus exposés à l’hypertension.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
17 mai 2022

Pratique : arnaque aux ventes de billets

Le marché noir de la revente de titres de spectacles a été purgé après la condamnation de sites illégaux en France. Mais depuis l’étranger, des opérateurs très connus comme VIAGOGO poursuivent leurs activités, en toute impunité. La reprise des activités culturelles va multiplier encore le nombre des victimes.
La distribution de billets de spectacles sportifs ou culturels est perturbée par le marché noir. Il s’agit d’opérateurs clandestins qui utilisent des logiciels pour acheter légalement d’énormes volumes de titres, dès leur mise sur le marché. Ils provoquent ainsi la rareté pour revendre plus cher.
La revente est difficile à réguler, parce que les billets sont normalement échangeables, pour des spectateurs empêchés à la date prévue. Mais des sites comme VIAGOGO revendent aussi des billets contrefaits, qui ne seront donc pas valides à l’entrée.
Ainsi, en France, depuis 2012, la revente de billets est soumise à validation par l’organisateur du spectacle. Cette réglementation a permis de fermer deux sites frauduleux, condamnés en 2020 et 2022 pour des pratiques trompeuses. Ils affirmaient faussement disposer de l’autorisation, ou vendaient des billets pour des évènements annulés.
Mais les victimes les plus nombreuses sont des clients trompés par VIAGOGO, entreprise américaine domiciliée dans un paradis fiscal. Le festival des Vieilles Charrues et le tournoi de Roland-Garros ont déposé une plainte, à l’instruction depuis plus de 5 ans.
Pour éviter cette mésaventure, il faut se tourner uniquement vers les distributeurs officiels, en ligne ou en hypermarchés, comme DIGITICK ou TICKETMASTER et FRANCE BILLET. Ils figurent sur les affiches ou le site d’organisation. Quant aux billets d’occasion de particuliers empêchés, il vaut mieux se fier aux plateformes autorisées par l’artiste ou le producteur, comme ZEPASS ou TICKETSWAP.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
16 mai 2022

Guide des travaux immobiliers : construction et rénovation

Les économies d’énergie : un véritable projet
Les travaux de construction ou de rénovation en immobilier doivent faire l’objet d’un véritable projet, qui se réfléchit : il est impératif de se renseigner auprès du réseau FAIRE, désormais remplacé par France Rénov.
Depuis le 1er janvier 2022, France Rénov’ est le service public qui vous aide à rénover votre logement : les conseillers vous écoutent et guideront dans les démarches à réaliser, notamment pour obtenir les aides financières auxquelles vous avez droit.
Vous trouverez certainement déjà des réponses à vos questions sur le site internet de France Rénov, notamment grâce à son outil de simulation sur les aides disponibles. Vous pourrez joindre les conseillers France Rénov’ sur le 0 808 800 700 (service gratuit + coût d’un appel).
Le démarchage téléphonique ou à domicile : trop risqué, on évite !
Il est préférable de ne jamais signer un contrat lors d’une visite d’un professionnel au domicile, même quand il assure qu’il ne s’agit que d’une étude.
Si vous avez malgré tout signé un contrat en démarchage à domicile, vous bénéficiez d’un droit de rétractation de 14 jours à compter de la signature : faites-en usage. Sachez qu’en présence d’un contrat de vente, ou de fourniture et pose (panneaux photovoltaïques par exemple), vous bénéficiez aussi d’un deuxième délai de 14 jours pour vous rétracter, à partir de la réception du bien.
Le démarchage téléphonique est désormais interdit en travaux de rénovation de l’habitat, mais les entreprises peu sérieuses usent de manœuvres pour détourner cette interdiction, et faire signer de nouveaux clients : notre article détaillé sur ce sujet toujours d’actualité !
Choisir un contrat adapté à son projet 
Les projets de travaux de construction ou de rénovation se formalisent par un contrat, qui peut prendre différentes formes. Le devis doit ainsi détailler les travaux prévus et le prix convenu : il faut bien vérifier que le devis détaille suffisamment les prestations, pour éviter toute mauvaise surprise. Pour les projets importants, il est conseillé de faire appel à un maître d’œuvre qui va organiser le chantier et les interventions des différents corps de métiers.
Pour construire sa maison, le CCMI (Contrat de construction de maison individuelle) est particulièrement protecteur du client : vous bénéficierez d’une garantie de livraison au prix convenu et à la date fixée, d’une assurance dommage-ouvrage, d’un droit de rétractation de 10 jours, et n’aurez qu’un seul interlocuteur.
Lors de la réception de la maison individuelle, le constructeur peut parfois tenter de vous réclamer le solde du prix, à défaut de quoi il refusera de remettre les clés de la maison. Nous les avions déjà détaillés : voici nos conseils pour déjouer le chantage aux clés. En effet, il est toujours recommandé de signer le procès-verbal de réception, avec ou sans réserve, en conservant un exemplaire de ce document : cet acte fait de vous le propriétaire de la maison, et ce logement devient de ce fait votre domicile. Ainsi, vous pouvez refuser de payer le solde, préciser au constructeur que vous ferez ouvrir la porte de votre domicile par un serrurier, et que ces frais seront couverts par votre retenue sur le solde du prix.
Travaux finis : jusqu’à dix ans de garantie
La garantie de parfait achèvement impose à l’entreprise de réparer tous les défauts, même mineurs, signalés à la réception et au cours de l’année qui suit. Les défauts apparents mais non signalés à la réception ne seront pas garantis.
Pour faire jouer cette garantie, il faut d’abord signaler ces défauts au professionnel, puis le mettre en demeure de les réparer à ses frais : à défaut, ce professionnel pourra être tenu de financer le coût des réparations, mais il faudra engager un procès avant la fin du délai d’un an.
Les éléments d’équipements dissociables sont, eux, garantis deux ans à compter de la réception des travaux : il s’agit de la garantie de bon fonctionnement, ou garantie biennale. Cela concerne les volets, les portes, le ballon d’eau chaude… tout ce qui peut être enlevé sans dégrader le bâti. Le professionnel est tenu de réparer les désordres ou de remplacer l’équipement défectueux, mais il faudra là aussi engager un procès avant la fin du délai de deux ans.
De plus, l’entreprise doit être assurée en responsabilité civile décennale : la garantie décennale impose au professionnel de réparer les dommages qui compromettent la solidité du bâti ou la sécurité des personnes ou qui rendent la construction impropre à sa destination, pendant les 10 ans qui suivent la réception des travaux. Il convient de signaler les désordres à l’entreprise, à son assureur décennal ou à l’assurance dommage-ouvrage quand elle a été souscrite.
Enfin, le professionnel engage aussi sa responsabilité contractuelle dans les travaux qu’il réalise : ce recours couvre les malfaçons qui n’ont pas la gravité du vice de construction (couvert par la garantie décennale). Une expertise contradictoire doit permettre de prouver la faute de l’entreprise, qui devra alors réparer les malfaçons à ses frais, ou à défaut, prendre en charge le coût de ces réparations. La responsabilité contractuelle en travaux immobiliers profite au client pendant 10 ans ou 5 ans selon la nature des travaux.

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
13 mai 2022

Guide automobile : éviter les pièges lors de l’achat ou de la réparation de sa voiture

Pour éviter les arnaques et faire valoir ses droits en matière d’achat ou de réparation automobile, l’union régionale des Pays de la Loire vous propose son guide pratique à consulter directement en ligne !
Vous y retrouverez toutes les informations utiles :
  • Les documents nécessaires à l’achat d’un véhicule
Le vendeur professionnel doit livrer un véhicule qui correspond aux conditions indiquées sur le bon de commande : il convient de vérifier notamment le prix, la description du véhicule, le délai de livraison, ou encore les indications concernant la reprise de l’ancien véhicule.
Pour un véhicule d’occasion acheté chez un professionnel, le contrat doit aussi préciser le kilométrage parcouru jusqu’alors. Le vendeur doit bien entendu fournir le certificat de contrôle technique si le véhicule a plus de 4 ans, et les documents nécessaires à l’immatriculation du véhicule : certificat de cession, certificat d’immatriculation, certificat de non-opposition au transfert du certificat d’immatriculation et certificat de non-gage.
S’agissant d’un achat entre particuliers, il est préférable d’examiner le véhicule en plein jour, en détail, pour éviter toute déconvenue. Le vendeur devrait remettre ses coordonnées, tous les documents concernant le véhicule, et bien entendu le certificat d’immatriculation barré et signé. Il est plus sûr de payer cet achat au moyen d’un chèque de banque ou virement, ou au moins obtenir un reçu signé du vendeur si le paiement se fait en espèces.
  • Les garanties liées à un achat auprès d’un vendeur professionnel
Comme tout vendeur professionnel, le vendeur d’un véhicule (neuf ou d’occasion) est tenu à la garantie légale des vices cachés et à la garantie légale de conformité : ces garanties sont prévues par la loi, et s’imposent donc au vendeur.
La garantie légale de conformité a évolué depuis le 1er janvier 2022, pour les contrats conclus à compter de cette date : toutes les évolutions sont à retrouver dans cet article.
La garantie légale des vices cachés nécessite le recours à une expertise. Les juges décident depuis longtemps que le tribunal doit être saisi dans les deux ans de la découverte du vice, c’est-à-dire le plus souvent le dépôt du rapport de l’expert. Mais une nouvelle jurisprudence ajoute que le vice caché est garanti par le vendeur dans un délai maximum de vingt ans à compter du jour de la vente (et non plus 5 ans) : tous les détails dans notre article !
Le vendeur est, en outre, tenu à la garantie commerciale (ou contractuelle) qu’il propose : il s’agit d’une garantie facultative, qui doit donc être détaillée sur le contrat. À défaut de précisions quant à ses modalités d’application, elle s’impose au vendeur sans aucune limite.
  • Les garanties liées à un achat auprès d’un vendeur particulier
Si le véhicule a été acheté auprès d’un particulier, seule la garantie légale des vices cachés est applicable auprès de ce vendeur particulier. Mais l’acheteur peut toujours bénéficier de la garantie légale de conformité, auprès du vendeur professionnel d’origine, si le véhicule a été acheté neuf il y a moins de deux ans.
  • La responsabilité du garagiste en cas de réparation
Le garagiste est tenu d’une obligation de résultat : il doit réparer le symptôme de panne mentionné sur l’ordre de réparation ou le devis. Il est aussi soumis à un devoir de conseil : s’il considère que le problème résulte d’un défaut sur un autre organe, il doit vous proposer d’effectuer cette réparation.
Le mécanicien doit ainsi démontrer que le client a accepté les travaux réalisés, pour le prix demandé : il doit donc faire signer un devis détaillé avant toute intervention. Si le professionnel réclame le paiement d’une facture plus élevée que le devis signé, seul le montant du devis est dû. Mais si le garagiste fait valoir son droit de rétention (il peut conserver le véhicule tant que la facture n’est pas réglée), nous conseillons de payer la facture en inscrivant dessus que vous en contestez le montant, puis réclamez par courrier RAR la restitution de la différence.
L’association peut vous aider dans ces démarches !

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
13 mai 2022

Santé : Prendre rendez-vous chez un médecin à Nantes

Il est de plus en plus difficile de trouver un médecin généraliste ou spécialiste à Nantes. Pour les nouveaux arrivants, trouver un médecin généraliste acceptant de nouveaux patients devient de plus en plus difficile. Pour les autres, les durées de prise de rendez-vous s’allongent. Ces obstacles d’accès aux soins impactent notre santé, et peuvent conduire à des situations de renoncements. Quelles sont les raisons de ces tensions ?
Un vivier de médecins insuffisant dans la région
Le vivier de médecins généralistes et spécialistes est insuffisant pour répondre aux besoins de santé dans la région. En 2021, 11.320 médecins exerçaient en Pays de la Loire (49 % de médecins généralistes et 51 % de médecins spécialistes), soit 299 médecins pour 100.000 habitants. Cette densité se situe 12 % en dessous de la moyenne nationale (341 médecins pour 100.000 habitants). L’accessibilité potentielle localisée (APL)[1] moyenne aux médecins généralistes libéraux âgés de moins de 65 ans s’élevait à 3,4 consultations par habitant en 2019 dans la région (3,5 en France), et est particulièrement basse en Mayenne et Sarthe (2,7 consultations/habitants). Ces deux départements font partie de ceux ayant les plus faibles densités en France. Depuis 2016, cette mesure d’accès aux médecins généralistes libéraux âgés de moins de 65 ans a diminué de 1,3 % dans la région (-1,5 % en France), avec des disparités territoriales (selon l’Observatoire régional de Santé Pays de la Loire).
Formation des médecins et pratiques professionnelles
Un nombre insuffisant de professionnels de santé a été formé ces dernières années. La suppression du numérus clausus en 2021 a entraîné une légère augmentation des effectifs formés, mais ce ne sera pas suffisant pour répondre aux besoins. Ces tensions résultent de la formation longue des professionnels de santé avant leur entrée en exercice d’une part, et les nombreux départs en retraite d’autre part. Pour les nouveaux professionnels, des changements de pratiques sont observés : un moindre attrait pour l’exercice libéral, le souhait d’enchaîner moins d’heures travaillées que leurs prédécesseurs. Ces difficultés vont s’accentuer, en raison d’une forte hausse des besoins de santé projetés, liée à l’évolution démographique importante dans la région, et au vieillissement de la population.
L’UFC-Que Choisir de Nantes propose de s’interroger sur la règle de liberté d’installation des médecins, pour résoudre la question des déserts médicaux. Ces réflexions sont à retrouver dans le journal Conso’Nantes d’avril 2022.
Pour aller plus loin :
https://geslig.quechoisir-nantes.org/Fichiers/[00443]/ConsoNantes/Pdf/100_Avril_2022.pdf

https://actu.fr/pays-de-la-loire/nantes_44109/nantes-pourquoi-est-ce-si-dur-de-prendre-un-premier-rendez-vous-chez-un-medecin_50305679.html


[1]L’accessibilité potentielle localisée (APL) est un indicateur qui prend en compte les besoins différenciés en fonction de l’âge de la population, la disponibilité des praticiens en termes de volume d’activité et l’offre de médecins à proximité immédiate de la zone concernée. Elle s’exprime en nombre moyen de consultations accessibles par an et par habitant. 

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
10 mai 2022

Up date travaux de l’association !

Des travaux étaient nécessaires dans notre local de la place du Martray à NANTES. La copropriété a refait le sol, et découvert qu’il fallait encore renforcer le plafond. Cette deuxième phase est achevée. C’est aussi l’occasion pour nous de renouveler décoration et mobilier, qui commençaient à dater.
L’affaissement du sol, révélé en avril 2018, n’a été réparé par la copropriété qu’en mai 2021.
Mais la réfection de cette grande salle exigeait l’enlèvement du plafond. Et là, c’est le drame : les poutres du premier étage sont apparues très abimées.
En juin 2021, le rapport d’expertise a montré la nécessité de renforcer toutes les poutres et traiter les infiltrations en façade, pour consolider l’ouvrage. Mais l’établissement de devis, l’examen par la copropriété, la validation en assemblée générale, puis la confirmation du chantier, ont pris encore près d’un an.
Nos propres agencements ont donc été suspendus pour laisser place à un diagnostic technique, puis des devis d’estimation. Il fallait ensuite prendre une nouvelle décision en assemblée de copropriété, ce qui a pris beaucoup de temps.
Finalement, la planification des travaux de structure a été confirmée en mars. Ils ont été achevés fin avril 2022, et nos aménagements sont réalisés après, pour une réouverture courant juin, enfin.
Les poutres ont été renforcées en trois semaines de traitement, et la réfection des locaux continue pendant encore quelques semaines. Tous les cloisonnements vont être refaits, la décoration mise au goût du jour. Vous pourrez venir nous rendre visite pour admirer nos nouveaux locaux. Sinon, sans vous déplacer, vous pourrez consulter l’avancée des travaux sur nos réseaux sociaux Facebook et Instagram .

Dès la réouverture des locaux, des nouveautés vont être mises en place : des portes ouvertes, des animations et plus encore pour notre plus grand plaisir. Nous avons hâte de tous vous retrouver en vrai !

Mai 2022 par l’UFC-Que Choisir de Nantes
10 mai 2022